afin de trouver un support moins lourd et moins fragile que la plaque de verre, on a fait appel aux divers papiers gélatino-bromure. Les essais ont été très satisfaisants même en employant que des papiers préparés pour les épreuves positives. Les avantages du papier-plaque sont incontestables, d'abord on réalise une économie sensible; on supprime le poids et la fragilité des clichés; le halo n'est plus à craindre, la retouche peut se faire très facilement aussi bien sur le coté sensible que sur l'envers de la feuille. Enfin, le classement des clichés papiers n'offre aucune difficulté, car ils se rangent dans un carnet comme les pages d'un livre. »
La méthode la plus simple pour utiliser des sténopés artisanaux est d'utiliser une feuille de papier photo RC (resin coated, type Ilford Multigrade IV RC) comme pellicule. Comme vous le voyez ci-dessus, le papier comme négatif cela ne date pas de hier.
Bien évidemment après développement, c'est un négatif qui apparaitra.
Mettre la feuille dans la boîte
Pour cela, avant de placer sa feuille de papier photo, il ne faut pas oublier d'obturer le ou les trous du sténopé. Se mettre dans une chambre noire avec une lumière rouge ou à défaut dans le noir (c'est moins facile). Pour coller le papier de manière réversible dans la boîte, j'utilise des gommes adhésives (style Patafix).
Mettre la pâte adhésive au dos de la feuille, par exemple aux 4 coins et au milieu pour bien suivre la courbure de la boîte.
Coller la feuille à l'opposé du trou. Cela parait idiot mais cela m'est déjà arrivé de la mettre par erreur devant le trou. N'hésitez pas à mettre un repère (étiquette blanche) à l'arrière du sténopé.
Et surtout n'oubliez pas de fermer hermétiquement (l'ennemi c'est les fuites) votre sténopé AVANT de rallumer la lumière.Le temps de pose
La difficulté principale de la photographie au sténopé est la détermination du temps de pose. Il est évident que c’est un paramètre fondamental pour effectuer un bon cliché. Sans être une Cassandre, il est extrêmement probable que vos premières tentatives seront un échec. Nous sommes tous passé par là. C’est assez décourageant au départ mais les succès sont d’autant plus intéressants. Surtout, notez bien au fur et à mesure de vos essais vos temps de pose et les conditions de prises de vue (la lumière). Vos échecs et vos réussites sont les meilleurs moyens d’arriver à utiliser comme vous le voudrez , votre sténopé.
Pour vous rassurer, vous vous apercevrez sans doute, que le papier photo a une certaine souplesse et qu’il permet quelques variations en donnant de bons résultats. De plus certains cas en dehors de la « norme » peuvent donner des résultats intéressant. C’est ça aussi le plaisir du sténopé, l’inattendu.
J’ai personnellement utilisé comme point de départ les temps conseillés par Eric Renner (voir références à la fin de l'article.
En résumé :
Pour une ouverture de 160- plein soleil : 15 s
- nuageux : 3 minutes
- plein soleil : 3 minutes
- nuageux : 18 min
J’insiste sur un point, ce sont des points de départ. Utilisez-le et tirez des conclusions de vos échecs et réussites. Si une pellicule après développement est trop noire, le temps de est trop long. Vous pouvez diviser, par exemple, votre temps de pose par deux. Ce qui correspond à baisser d'un diaphragme. Inversement si la pellicule est trop blanche, le temps est trop court. Surtout notez bien au fur et à mesure de vos tentatives, les temps de pose utilisés. Ne comptez pas sur votre mémoire.
Ceci dit, si vous ne voulez pas passer du temps à mesurer la dimension de votre trou (pour calculer l'ouverture), faite des essais à l'aveugle. Et de la même manière, en fonction du résultat, ajustez le temps.
Négatifs obtenus avec un sténopé boîte de peinture, papier RC 18x24 à divers endroits de Clermont-Ferrand et sa région.
Négatifs obtenus avec un sténopé boîte de peinture, papier RC 18x24 à divers endroits de Clermont-Ferrand et sa région.
Référence
Vous trouverez, beaucoup d'informations sur les temps de pose mais aussi sur d'autres aspects de la prise de vue au sténopé dans le livre d'Eric Renner. Malheureusement ce livre n'existe qu'en anglais : Eric Renner, « Pinhole Photography, rediscovering a historic technique ». Il vient de publier la 4e édition.
Le site d'Eric Renner : http://www.pinholeresource.com/







0 commentaires:
Enregistrer un commentaire