« M. E Coustet, dans Photo Gazette, a intitulé « note sur le flou », une série d'excellents conseils sur l'emploi du « flou » dans les photocopies . Il faut d'abord lui rendre cette justice qu'il ne réveille pas, dans cette matière, les vieilles querelles d'antan, il n'est ni nettiste ni floutiste, à certains points de vue, il redoute peut être un peu le flou parce que c'est un procédé à la portée de tout le monde et dont par la suite on a abusé, et que, selon l'emploi plus ou moins judicieux qu'on en fait, on peut exécuter le plus belles œuvres ou commettre les plus détestables. Certains opérateurs qui n'aiment pas plus charger leurs épaules d'un appareil, pouvant leur permettre l'emploi de plusieurs combinaisons d'un objectif, que leur esprit de règles d'art tant soi peu nombreuses, appliquèrent quand ils veulent faire de la photographie artistique, le flou à tout propos et surtout hors de propos. Par peur de la netteté, ils impriment sur du papier à grains des clichés 9x12 ils estompent les lignes dans un paysage de la Côte d'Azur, sous le clair soleil du Midi aussi bien que sur une marine prise sur les côtes brumeuses de la Norvège ou de la Hollande.
M. Coustet s'élève avec raison contre ces pratiques qui n'ont rien à voir avec celles de l'art. Il établit que le flou ne doit pas être en général dans une épreuve et que les détails caractéristiques du sujet doivent subsister, empruntant au flou du reste de l'épreuve le relief qui les fait la dominante du tableau qu'entre les parties ainsi mises en relief et celles les plus atténuées doit se placer une harmonieuse dégradation de teintes, s'inspirant des valeurs réelles de l'épreuve qu'il faut toujours conserver, il indique aussi une règle très importante, c'est que la largeur de l'exécution doit être proportionnées aux dimensions de l'épreuve.
Il énumère enfin les différents moyens d'obtenir le flou artistique les objectifs anachromatiques, le sténopé, selon lui ces procédés, excellents pour le portrait, donnent dans les paysages un flou général qui fait trop disparaître le dessin.
... »
G.Salle, extrait de Chronique – De l'influence de la peinture sur la photographie, quelques mots sur le flou -, Revue photographique de l'Ouest, avril 1910, page 56
Un bien mauvais tirage, pour illustrer cet article.
Photo prise avec une box modifié en sténopé, format de la pellicule 6 par 9.




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