Les cataplasmes et les fomentations ont d'abord ce point, essentiel et caractéristique, de commun avec les bains : de mouiller, humecter, tremper, arroser, lessiver immédiatement la peau; c'est-à-dire de la baigner, au moyen d'une simple couche de liquide. Je dis couche, parce que le bain le plus monstrueux et qui serait pris au milieu de l'Océan, d'un lac, d'un étang ou d'une immense baignoire, ne peut toucher le corps que par une très-mince surface de l'eau qu'ils contiennent. La quantité de liquide n'est donc pas la chose importante dans les bains; mais ce qui les distingue essentiellement les uns des autres, c'est la composition particulière de ce liquide, son degré de chaleur et la durée plus ou moins longue de son action sur la peau. Il est hors de doute, d'autre part, que le contenant d'un cataplasme ou d'une fomentation ne présente nullement un assemblage de parois solides et placées à distance les unes des autres ; ce n'est, au contraire, qu'un linge souple et flexible , qui en fait tous les frais et qui se pénètre si bien de tout le liquide, que celui-ci peut agir exactement comme dans une baignoire ordinaire : nous Verrons même qu'il agit avec beaucoup plus d'efficacité.Les cataplasmes et les fomentations sont donc de vrais bains locaux, et il ne leur manque, pour être généraux, que d'avoir assez d'étendue pour entourer le corps tout entier. Les bains de pieds, de jambes, de mains, de bras pourraient donc à leur tour, être considérés comme des fomentations ou des cataplasmes appliqués sur ces diverses parties.
Dr Mathias Mayor, Mathias - Manuel du baigneur sans baignoire, ou moyen simple, économique et facile de traiter un grand nombre de maladies, d'après les principes du professeur Mayor,... Publié et édité par quelques amis des pauvres
et des malades - Éditeur
Sagnier et Bray (Paris) – 1846 - page XIII








